Lors de l’Assemblée Générale de Framasoft à la fin du mois de décembre 2011, il fut assez longuement question du projet Framabook. Pour Framasoft, il reste un projet parmi d’autres bien plus importants, mais il a néanmoins connu un essor et une notoriété tels qu’il nous semble important aujourd’hui d’en exposer les points clé.
Les partenariats
Comme les lecteurs ont pu s’en rendre compte, nous travaillons actuellement avec plusieurs partenaires, les voici listés :
- In Libro Veritas, qui publie et diffuse sur son site;
- Lulu.com, chez qui nous achetons des exemplaires et qui présente quelques perspectives (cf plus bas);
- Atramenta chez qui nous faisons imprimer et qui nous vend des exemplaires;
- CopyMedia, un imprimeur efficace et de qualité (chez qui nous avons fait imprimer le livre de Cyprien Roudet Atelier Drupal 7).
Nous avons donc plusieurs branches en fin de chaîne éditoriale : l’une, avec ILV, qui utilise le système d’impression à la demande et les autres qui utilisent le système classique d’achat de stock et de vente sur le site EnventeLibre.org.
Bien sûr nous offrons à chaque fois aux lecteurs la possibilité de télécharger librement et gratuitement une version PDF et, quand c’est possible, une version e-pub et HTML.
L’ensemble est aussi fortement dépendant du format des livres : ainsi la raison pour laquelle nous avons imprimé le livre Atelier Drupal 7 chez CopyMedia, c’est essentiellement le rapport qualité / prix pour un livre édité en 19×23.
Voici les conditions de commercialisation des Framabooks (les contrats sont toujours des contrats de cession non exclusive dans le respect des licences libres utilisées et du droit d’auteur):
- Dans le cas d’une distribution par In Libro Veritas, il y a deux cas de figure :
- Un contrat direct entre l’Auteur et In Libro Veritas, rémunérant l’auteur à 8%. ILV est éditeur du livre (dépose l’ISBN).
- Un contrat tripartite entre ILV, Framasoft et les auteurs, permet de faire assurer à ILV l’impression et la vente des ouvrages en échange de 8% des revenus de la vente aux Auteurs et 2% à Framasoft. ILV est éditeur du livre (dépose l’ISBN).
- Dans le cas d’une distribution via le site EnVenteLibre.org, un contrat lie Framasoft et l’auteur pour une rémunération Auteur de 15% minimum. Framasoft est éditeur du livre (dépose ISBN). Dans ce cas, jusqu’à présent, nous faisons l’avance sur trésorerie de l’achat, auprès d’un imprimeur, d’un stock que nous diffusons via le site EnVenteLibre.org.
À cela s’ajoutent les cas spéciaux, comme le livre Richard Stallman et la Révolution du logiciel libre, qui est passé par un partenariat avec les Editions Eyrolles.
La décision de devenir à la fois éditeur et distributeur a amené Framasoft à prendre quelques orientations. Parmi celles-ci : la réédition de certains ouvrages et la question de la visibilité sur les canaux de diffusion.
Pour l’heure, nous bénéficions d’une visibilité respectable auprès de la communauté du libre. À chaque sortie d’un Framabook, nous diffusons un communiqué de presse, le Framablog relaye l’information. Selon que d’autres sites relayent eux aussi l’information, la visibilité sur le web est assez importante mais reste toutefois communautaire.
Or, l’un des objectifs de Framasoft est aussi de promouvoir et diffuser les logiciels libres et la culture libre auprès des plus néophytes.
Nous nous sommes donc assez naturellement posé la question des moyens de diffusion.
L’une des premières mesures que nous avons mise en oeuvre, fut de répondre aux nombreuses demandes des libraires. En effet, chaque Framabook dispose d’un numéro ISBN et est dûment déposé à la BNF. Ce faisant, les libraires prennent connaissance de leur existence via les bases de données, et nous demandent depuis déjà plusieurs mois l’envoi d’exemplaires moyennant la production de facture pro-format. Or, cela ne va pas sans poser de problème de gestion de stock : le stock des ouvrages est géré par une entreprise (Etik Service) et lorsqu’un lecteur commande via EVL, c’est cette société qui procède à l’envoi. Si nous devions procéder nous mêmes à l’envoi, il nous faudrait non seulement éditer des factures (et les envoyer) mais aussi manipuler notre stock, ce qui, dans un projet collaboratif, représente trop de risques de mauvaise gestion. Par ailleurs nous ne disposons pas des ressources humaines suffisantes.
Pour les ouvrages que Framasoft édite et diffuse via EVL, nous avons donc imaginé un système de remise pour créer un « tarif libraire » (voir la page « Vous êtes libraire? » sur le site Framabook.org) qui permet d’acheter un ou plusieurs ouvrages à -25% directement sur le site EVL, et permettant ainsi la revente en librairie traditionnelle. Évidemment, tous les Framabooks ne figurent pas parmi les ouvrages pouvant être remisés, et toutes les librairies ou collectivités ne peuvent (veulent) payer par voie électronique. L’ensemble des ventes par cette voie représente à ce jour un faible volume. Par ailleurs, ces -25% de remise impactent fortement sur les revenus des ventes effectuées par ce biais.
Il est temps d’ouvrir une parenthèse sur les revenus des Framabooks.
Quel est le budget du projet Framabook ?
Cela revient à se demander combien coûtent les Framabooks… Pour l’heure, je ne parlerai que des Framabooks que nous éditons. Pour ceux qui sont concernés par In Libro Veritas, le budget Framasoft est nul excepté, dans quatre cas (Framabooks 6, 7, 8 et 9), des revenus à 2% (et 8% Auteur), et dans le cas où nous achetons un stock à In Libro Veritas, que nous revendons sur EVL ou lors de manifestations du libre.
Les charges se divisent en plusieurs postes :
- Le coût de production imprimerie, le poste le plus important, auquel il faut ajouter les frais de transport. À titre indicatif, nous avons commandé 300 ex du Atelier Drupal 7 pour environ 3000 euros.
- Lorsque nous passons par Lulu.com, nous produisons nous mêmes les « Bon à tirer » (BAT), ce qui, ajouté aux frais de transport, revient généralement à quelques dizaines d’euros.
- Évidemment, il faut compter parmi les charges les revenus Auteur à 15% minimum.
- EnVenteLibre.org « prend » 10% sur le prix Hors taxe de chaque produit vendu
- Frais de stockage (inclu dans le « pack » Enventelibre)
- Frais de ressources humaines (une partie de salaire employé)
Si nous considérons un Framabook édité par Framasoft et vendu sur EVL, il faut habituellement attendre d’avoir vendu au moins la moitié du stock pour commencer à toucher un produit. Comme nous sommes une association à but non lucratif : tout produit des ventes est directement réinjecté dans le fonctionnement de l’asso (dans ce cas précis : relancer de nouveaux Framabooks). À l’heure où j’écris ce billet, le « budget Framabook » est fortement déficitaire, et c’est bien normal, puisque nous n’avons cessé d’investir sur l’année 2011, et les recettes ont un rythme beaucoup plus lent que les dépenses. À titre indicatif, cependant, le livre Un monde sans copyright passé la barre de la rentabilité sur l’exercice 2011, ce sera très certainement le cas pour le livre Option Libre sur l’exercice du premier semestre 2012.
Néanmoins, nous en restons à de faibles tirages : nos achats dépassent rarement le stock de 100 exemplaires par livraison.
Statut du format numérique
Une question qui revient souvent est celle de la diffusion des livres au format électronique : devrions nous les vendre (car leur production est aussi le produit du travail de l’auteur et de l’éditeur) ? Il faut avouer que cette question est importante. Pour l’instant, nous avons pris le parti de diffuser les livres gratuitement au format électronique. Il y a plusieurs raisons à cela :
Premièrement parce que, même si nous pouvons comparer le nombre de téléchargements avec le nombre de livres papier vendus, nous ignorons exactement quel est le ratio entre les deux et la nature même du lien entre le téléchargement et le livre papier. Cela donne aussi une idée de l’artificialité de ce lien effectué par les éditeurs ayant droits sur certains contenus numériques, mais laissons-là ces tergiversations (pourtant d’ACTAlité).
Deuxièmement, même en ayant une idée précise de ce lien, il faudrait encore en faire un concernant l’éventuel manque à gagner que cela représenterait. D’après une source de chez Eyrolles, le livre Richard Stallman et la Révolution… , qui pourtant a connu un bon succès car vendu à près de 2000 exemplaires (aujourd’hui), aurait pu être bien davantage vendu, au format papier comme au format électronique, si son format numérique n’avait pas été distribué gratuitement. Cette affirmation est recevable dans la mesure où, effectivement, il y a une grande probabilité que cet ouvrage ai eu beaucoup de lecteurs uniquement « numériques ». La question est de savoir, cette fois, quel serait le ratio entre les ventes d’un livre au format numérique (e-pub, par exemple) et ses ventes au format papier. Tout laisse à penser qu’à l’avenir, les ventes au format numérique pourront dépasser en nombre les ventes au format papier. Mais nous n’y sommes pas encore.
Alors : devons nous vendre les formats PDF et e-pub? notre objectif, répétons-le, est de diffuser largement la culture libre. Par ailleurs nous fournissons toujours les sources des ouvrages. La vente des formats numérique ne serait donc qu’une vente accessoire, juste histoire de faire participer le lecteur à l’aventure Framabook, puisque, en disposant des sources, tout le monde (du moins, les plus débrouillards) est capable de fabriquer son e-pub ou son PDF .
Comme le montre notre condition budgétaire, les bénéfices liés aux Framabooks ne suffisent pour l’instant pas à équilibrer le budget : c’est une mission de diffusion que se donne Framasoft. Acheter un Framabook, c’est rétribuer l’auteur, encourager un peu de création libre et soutenir Framasoft. Chacun est libre, en téléchargeant le format numérique pour le lire sur sa tablette, de faire un petit don à Framasoft, comme il est rappelé assez souvent sur le site. Les Framabooks agissent ici comme un produit découlant directement de l’existence de Framasoft.
Sans les donateurs, les bénévoles et les sympathisants, nous ne serions rien : merci à tous!
Diffuser plus largement ?
Pour mieux équilibrer le budget, nous suivons actuellement plusieurs pistes, dont l’octroi de subventions en échange de publicité de couverture. Ces pistes sont encore à explorer.
Il y a bien sûr les dons de la communauté à Framasoft, qui agissent sur le projet Framabook de deux manières : ils nous permettent d’investir et de diffuser de la culture libre en ayant les épaules suffisamment larges pour amortir les investissements, et nous permettent aussi de vendre des livres à des prix raisonnables tout en rétribuant les auteurs. L’abaissement des prix de vente est un objectif de la recherche de subventionnement direct cité au paragraphe précédent.
C’est aussi pour ces raisons que la collection se refuse à publier « à compte d’auteur » : même si nous tâtonnons encore, les participants du projet Framabook apprennent les ficelles d’un métier (éditeur) et nous recherchons une qualité de contenu et de forme. En d’autres termes : on ne publie pas n’importe quel texte, tout passe par un comité éditorial et les auteurs sont généralement heureux du résultat, même si les efforts sont souvent bien supérieurs à ce qu’ils s’imaginaient au départ.
Depuis ce mois de février 2012, à la demande des auteurs mais aussi des lecteurs, nous explorons diverses pistes pour toucher des canaux de diffusion plus larges.
Amazon.com, les groupements de libraires, Lulu.com
Autant le dire tout de suite : les tarifs des commissions que s’octroie Amazon.com sont prohibitifs et plus largement destinés aux gros vendeurs. Par ailleurs, le fait de diffuser directement chez Amazon ou les groupements de libraires changerait complètement notre système de gestion de stock. En effet, les contrats engagent les vendeurs à pouvoir envoyer les produits en moins de 24 heures. Cela supposerait de garantir une grande réactivité (comment faire avec le temps précieux des bénévoles et des ressources humaines déjà très limitées?) mais aussi de disposer directement d’un stock dans lequel puiser et d’évaluer au plus juste la quantité de celui-ci. Aujourd’hui, lorsque nous voulons disposer d’un Framabook, nous devons faire une commande chez Etik Service et payer la livraison. Quant aux groupements de librairies, cela supposerait une gestion de factures que le bureau de l’association ne peut assumer (en plus du reste : Framasoft, ce n’est pas qu’un seul projet).
Une solution qui nous permettrait de ne pas avoir à gérer de stock tout en étant au maximum automatisée, c’est la solution proposée par Lulu.com (Amazon propose Create Space, un service qui ressemble mais dont les solutions techniques proposée sont moins intéressantes que ce que propose Lulu.com).
Que faisons-nous sur Lulu.com ?
Jusqu’à il y a quelques jours, nous nous servions des services de Lulu.com uniquement pour l’impression. La qualité de cette dernière, même si elle est peu écologique (à cause du transport), s’est avérée intéressante. Les coûts de fabrication, en revanche, sont bien plus élevés que si nous choisissions un imprimeur en France, c’est particulièrement vrai pour les ouvrages couleur.
Néanmoins, il nous est possible de disposer des services d’impression à la demande de Lulu.com. En gardant le même isbn et le même prix (attention à la loi sur le prix unique du livre), tout en supprimant les frais liés à la commande d’un stock et la livraison, mais moyennant une commission de 20%, la « Place du marché » Lulu.com permet de vendre des ouvrages imprimés à la demande. Ainsi, nous n’aurions plus besoin de gérer le stock. Nous avons donc, à titre d’essai sur ce marché, commencé à lancer la vente des ouvrages que nous produisons de toute façon avec Lulu.com : Un monde sans Copyright, et les bandes dessinées GKND. Vous les retrouverez ici : http://www.lulu.com/spotlight/framasoft.
Du point de vue des auteurs, la donne ne change pas. Tant que nous vendons l’oeuvre, par quel moyen que ce soit, les auteurs continuent à toucher leurs revenus sur la base du total des produits vendus.
Je vois poindre les questions, si, si (!) : même avec la commission Lulu.com de 20%, le fait d’économiser sur le coût de production total tout en vendant le livre au même prix, ne permet-il pas des gains plus élevés ?
Pour les livres actuellement à l’essai, la réponse est non : leur coût de production unitaire reste le même (moins les frais de livraisons) puisque nous les produisions dès le départ avec Lulu.com. Les frais de livraison du stock, eux, étaient déjà économisés grâce aux promotions mensuelles de Lulu.com : a chaque sortie de livre produit avec Lulu.com, nous attendions une réduction de 15% ou de 20% sur les grosses commandes pour pouvoir avoir les frais de livraison presque nuls. Par ailleurs, les bédés GKND vendues à 12 euros étaient déficitaires : nous ne voulions pas dépasser le prix de 12 euros pour une bédé, quitte à amortir ce petit déficit par la vente d’autres Framabooks. Une fois vendue sur Lulu.com, une bédé GKND rapporte à Framasoft entre 60 et 69 centimes. Sur EVL, elle ne rapporte rien du tout, et si un libraire en veut….c’est à perte. Ca donne une idée des tirages chez Casterman, hein?
Un livre par contre est à l’essai lui aussi chez Lulu.com, mais sous un régime très différent : Option Libre. D’ici une dizaine de semaines, si tout va bien , vous devriez pouvoir le croiser sur Amazon.com (et peut-être Amazon.fr).
En quoi consiste cet essai ? Pour pouvoir profiter à la fois de la vente sur la Place du marché Lulu.com et d’une diffusion sur les grands canaux de distribution comme Amazon, Lulu.com propose d’agir à notre place auprès de ces diffuseurs… toujours moyennant sa commission et une commission des diffuseurs. Ce dernier point monte d’autant le prix de vente si nous voulons garder nous aussi une marge à la fois pour l’auteur et pour Framasoft. Par ailleurs, pour pouvoir profiter de cette possibilité, il faut demander un isbn à Lulu.com qui devient alors éditeur et peut diffuser ainsi le livre. Ce nouvel ISBN nous oblige donc à produire un nouveau livre, c’est à dire faire une réédition, et permet donc une modification du prix de vente. Cela nécessite donc de notre part:
- la réalisation d’une nouvelle couverture (la même mais avec un nouvel ISBN),
- un nouvel imprimé (contenant de nouvelles mentions légales)
- l’acceptation d’un contrat de diffusion par Lulu.com, mais qui ne remet pas en cause la licence libre de l’ouvrage (Lulu.com propose d’ailleurs parmi les licences disponible bon nombre de licences libres).
Nous allons donc proposer à la vente une nouvelle édition de Option Libre à 22 euros, tel est le prix de la diffusion. Vous aurez néanmoins compris que l’idée, ici, n’est pas de faire plus de recettes mais diffuser plus largement les ouvrages. Le site EVL en revanche continuera à proposer l’ouvrage à 20 euros, « dans la limite des stock disponibles », comme on dit.
Si cette solution, par lulu.com, est convaincante, elle permet aussi un autre avantage de taille : la gestion des « mises à jour » des ouvrages. En effet, quelle que soit la formule, il s’agit toujours d’impression à la demande. Dès lors, le fichier PDF destiné à l’impression est modifiable en quelques clics de souris. Alors que la solution passant par l’achat de stock suppose d’attendre que le stock s’épuise pour relancer une commande avec un nouveau PDF, le cas échéant. S’agissant néanmoins de commandes de 100 exemplaires, le stock peut se tarir assez vite, selon le succès de l’ouvrage, mais cela constitue un frein aux mises à jour.
N’oublions cependant pas que le plus gros frein aux mises à jours sont les formats des oeuvres et la chaîne éditoriale elle-même : relancer la chaîne suppose la réédition des fichiers (LaTeX, HTML, e-pub, PDF…), une réédition qui est loin d’être facile car selon chaque destination (impression, affichage web, etc) il faut ajuster les fichiers. Lorsque c’est l’auteur seul qui s’en charge, c’est assez simple mais une « mise à jour » pour un livre (comme pour un logiciel), suppose plutôt une réédition, c’est à dire l’ajout d’éléments substantiels dignes d’intérêt (et nous profitons alors de cette réédition pour corriger les petites erreurs comme les coquilles).
À propos de communication
Clairement, il manque encore au projet Framabook de pouvoir communiquer davantage sur des canaux différents de ceux de la communauté du libre, même si elle est déjà importante.
Si nous faisons des communiqués de presse à chaque nouvelle sortie, il nous faudrait pouvoir les envoyer à un panel de lecteurs, de journalistes, bref monter un véritable répertoire des personnes intéressées par nos publications.Bien sûr, nous le faisons déjà, mais bien trop peu. Le livre Option Libre a cependant déjà eu un impact médiatique assez conséquent, ce qui explique son succès (en plus de sa très grande qualité).
Jusqu’à présent nous nous sommes essentiellement concentrés sur la fabrication, les auteurs, le travail éditorial, etc. On ne peut pas être au four et au moulin. Si certains d’entre vous ont des idées et surtout peuvent contribuer à cet aspect, n’hésitez pas à nous le faire savoir.
Quelles sont les prochaines perspectives de publication ?
Ha, ha ! vous aimeriez le savoir, n’est-ce pas?
Des auteurs nous contactent régulièrement avec des propositions d’ouvrages très inégales. Nous éliminons bien sûr les demandes farfelues et non structurées. Qu’est-ce qu’une proposition structurée ? C’est celle qui est faite par un auteur qui au moins lu cette page. Après quelques échanges de courriels avec l’auteur, ne serait-ce que pour être bien clair sur les perspectives de publication dans la collection, nous discutons alors sa proposition sur la liste Framabook, puis l’auteur et l’équipe travaillent ensemble au fur et à mesure de l’écriture.
Vous comprendrez que tant qu’un projet n’est pas arrivé à un point « sérieux » laissant présager une publication imminente, il est préférable de ne pas s’engager publiquement sur une publication. Néanmoins, on peut présager pour 2012 : un livre très technique en anglais sur un logiciel d’ingénierie, un ouvrage collectif généraliste sur la culture libre, un essai à la fois technique et humaniste sur les réseaux, et (encore) un livre sur un CMS très connu. Pour l’instant seul le premier a atteint un stade de maturité suffisante pour voir ses chapitres diffusés dans le groupe Framabook (inutile de perdre de l’énergie à discuter d’un projet qui tombe à l’eau). Il y a aussi un livre, écrit par un très jeune auteur, sur un logiciel de PAO bien connu, et pour lequel nous espérons un avenir prometteur (l’encadrement est ici essentiel, c’est pourquoi nous avons déjà beaucoup discuté sur ce projet).
D’autres idées peuvent germer : des traductions d’ouvrages libres par le groupe Framalang (on notera l’excellent succès de Produire du logiciel libre (ILV)), et sans doute quelques projets qui arrivent à maturité lorsqu’on s’y attend le moins, au gré des auteurs…
Voilà pour ce long billet. Si vous avez des commentaires ou des questions, n’hésitez pas à participer ci-dessous. Nous tâcherons d’y répondre au mieux.
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